Le gnosticisme, la gnose et l’évangile

On vient de finir notre série sur l’apologétique à l’église. Ce fut une série assez difficile, qui m’a demandé beaucoup de réflexion et d’étude, mais je pense qu’elle était importante et j’espère qu’elle va porter du fruit dans la vie de tous. Les deux derniers messages, j’ai parlé de l’authenticité du texte biblique et de l’interprétation historique de l’église, puis de la puissance de la Croix dans notre partage aux autres. On peut parler beaucoup de choses intellectuelles, mais Paul dit, dans 1 Corinthiens, que si on cherche à impressionner par la sagesse humaine, on risque de vider la Croix de son pouvoir (1 Corinthiens 1.17).

Dans un débat que j’avais récemment, on parlait de la secte gnostique, qui s’est formée au 2ème siècle, bien après le début de l’église. Cette secte représente, pour ce que j’en ai compris, un mélange entre une spiritualité grecque et de la mythologie christologique, c’est-à-dire:

Ils utilisaient la figure de Jésus pour en raconter des histoires qui n’avaient pas eu lieu et lui attribuer des choses qu’il n’avait pas dites (l' »évangile de Pierre » parle de la résurrection où Jésus est un géant qui sort de la tombe, sa tête dans les nuages, avec la croix qui sort aussi de la tombe et commence à avoir une conversation avec Dieu, et l' »évangile de Thomas » est une série de dictons qui se termine avec Jésus qui dit à Pierre que Marie-Madeleine doit avoir une opération pour changer de sexe si elle veut entrer au royaume de Dieu) ;

En même temps, leur théologie était d’influence grecque, car ils percevaient le physique comme mauvais et le spirituel comme bon, ce qui est le contraire de la vision biblique de l’Ancien Testament ainsi que du Nouveau, où la résurrection signifie que Dieu a créé ce monde avec l’intention qu’il soit bon, parfait et va le recréer en le libérant du péché. Les gnostiques croyaient que le dieu qui avait créé le monde était un mauvais dieu qui était lui-même une création, donc ce monde est éloigné de l’idéal spirituel absolu (donc en plus, les gnostiques détachent le christianisme de la vision de Dieu des Ecritures de l’AT, ce qui les décrédibilise encore plus car elles coupent la source dont Jésus puise pour authentifier son autorité).

Un point de débat entre moi et cet ami était qu’il y avait plusieurs christianismes depuis le début, qui pour moi est évidemment faux, le gnosticisme a autant d’incidence sur le christianisme du premier siècle que moi j’en ai sur la première guerre mondiale. Je n’aurais peut-être pas dû me borner à chercher à défendre ce point-là, je m’en suis rendu compte plus tard, pour la simple raison que l’évangile a toujours eu ses détracteurs.

Les prophètes de l’Ancien Testament avaient des prophètes qui les contredisaient, Jésus avait les théologiens de son époque contre lui et, bien vite, les apôtres se sont retrouvés avec des opposants de toutes sortes, bien avant que viennent les gnostiques:

Quand on lit les Actes des apôtres ainsi que les lettres de Paul, de Jean, de Pierre et de Jude (à la fin de la Bible), on voit qu’il y avait des faux enseignants déjà dans les années 50, 60 et même en 90! Les judaïsants qui s’opposaient à l’enseignement apostolique (Galates), des individus spécifiques même au sein des églises (Actes, 3 Jean, Jude), dans l’Apocalypse, on nous parle des Nicolaïtes, dont on ne sait rien à part leur nom et qu’ils étaient contre les enseignements des apôtres aussi, des « super-apôtres » dans l’église de Corinthe (2 Corinthiens), etc. Dans Actes, il y a même cette rencontre avec un Simon Magus qui veut la puissance du Saint-Esprit pour en faire de l’argent (les Pères de l’église le considèrent comme le père de toutes hérésies, et Irénée comme le père du gnosticisme).

Ceci ne prouve pas qu’il y avait plusieurs christianismes, mais que dès le début, on a cherché à pervertir la vérité de l’évangile, comme le diable fait dans la Genèse, en reprenant des vérités partielles, car cela rend le mensonge bien plus puissant. C’est pour cela que, quoi qu’il en soit, il nous faut asséner clairement cet évangile, cette Croix, la Résurrection de Jésus et dire: « ça, c’est la foi historique, ce que croient les chrétiens de tous temps. » C’est CE message, et aucun autre, qui a la puissance pour nous donner une nouvelle vie.

C’est important parce que la « gnose » est une tentation pour tous! Que veut dire la gnose? C’est le mot grec qui nous donne « connaissance ». Et Paul, même 100 ans avant le gnosticisme, nous met en garde contre un amour pour une connaissance qui nous distinguerait des autres; un élitisme spirituel, un désir d’être supérieur à travers une compréhension plus élevée, plus profonde des choses spirituelles. Cette tentation est toujours là et elle pousse des gens à diviser les églises, parfois à n’appartenir à aucune église. Notre appel est celui de, comme Paul, « ne connaître rien d’autre que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. » (1 Corinthiens 2.2).

3 réactions au sujet de « Le gnosticisme, la gnose et l’évangile »

  1. Dörflinger André Réponse

    Votre article est diffus, c-à-d. vous noyez le poisson! racontez bc de choses et force détails certes intéressantes en obnubilant l’essentiel que voici:

    1) Jésus ne fut reconnu Dieu, Co-Dieu…avec les deux autres « père +° St-Esprit » qu’au Concile de Nicée de 325 imposé par l’empereur Constantin le Gr. qui abolit la persécution des chrétiens aux environs de 313 fait qui obligea les chrétiens à suivre l’empereur leur bien veillant de manière docile. Date du commencement du développement de discussion concernant le dogme de la Trinité plus que douteux.
    2) Les gnostiques comme étant des chrétiens originels contestèrent de tout temps la co-divinité de Jésus, devenant donc des ennemis jurés plus dangereux que les juifs et pour cause, comme ils mirent en doute l’existence spirituelle de l’Église officielle de Rome se fondant sur Jésus comme Dieu principal selon J. 14,6 ayant ainsi mis sous tutelle Dieu « père » bien que celui-ci soit plus fort et savant M.10,18 et même le St-Esprit absent chez J. 7,39, mais plus puissant que Jésus verset M. 12,32.
    3)Vous éclipsez tous les versets qui vous déplaisent, pratiquez donc la tactique de la prise de la cerise au gâteau, p.ex. J. 13,27 + L. 22,3 où Jésus inocula le démon à Judas I. à l’insu coupable des autres 11 apôtres pour éviter que ceux-ci empêchent par la force physique Judas I. de trouver les gardiens juifs. Juste, Jésus, qui ne voulut ni être trahi ni encore moins mourir M.14,36, partout personne  »non grata » aussi chez sa tribu ! J. 7,5 donc aussi sa mère veuve depuis longtemps (15 ans? en tout cas depuis plus longtemps que le début de son missionariat en 27-28) qui ne reçut plus de subsides matériels de lui, ce que ses frères & soeurs lui reprochèrent, sur quoi il ne voulut plus les voir/recevoir L.8,21.
    4) Et le comble: Jésus diffama au moins 3 fois et Judas I. et St-Pierre 2 x M.16,23 + L.22,61 bien que Jésus ne voulut en aucun cas que personne ne le défendît au tribunal, surtout pas St-Pierre pour ne pas devoir le ressusciter aussi, au cas où celui-ci finirait aussi crucifié comme lui. C’eût été l’échec total de sa mission car il voulut avoir le show de la résurrection pour lui tout seul! Donc, ce fut un pêché incroyable que d’inciter St-Pierre à le défendre au tribunal alors qu’ a) il ne se défendit lui-même pas du tout et b) Jésus joua un jeu double: On ignore comment il aurait réagi pour sauver St-Pierre de la crucification, comme il voulut être crucifié tout seul, provoquer Dieu-père M.14,49 + 15,34 pour que celui-ci déclenche la fin du monde. Jésus a contrevenu contre les deux premiers commandement bibliques les plus importants, a provoqué Dieu et a parlé du visage de Dieu père que l’on voit quand on voit lui J.14,9.
    Conclusion: Je ne comprends pas que l’on puisse passer sous le tapis tous ces versets! Est-ce que vous avez bien lu et compris les 4 (3 +1 ) Évangiles ou est-ce que vous êtes resté au niveau de L. 18,17 ?
    Vous faites partie des gens qui ne veulent rien voir d’autre > suivez plutôt les écrits des Corinthiens au lieu de bien comprendre les faits et gestes originels de Jésus apôtre et missionnaire échoué !
    Tragique aussi que l’Église chrétienne officielle de l’après 1945 considère mieux les juifs comme des frères ainés bien que niant complètement l’existence de Jésus à la place de l’islam où Jésus non-crucifié figure tout de même comme prophète auxiliaire et finalement, comble de l’illogisme à la place des gnostics pourtant chrétiens fervents de la première heure, fêtant Jésus comme prophète suprême et reconnaissant le même Dieu qu’eux alors que et les Juifs et les musulmans choyent d’autres Dieux. Donc, l’attitude des chrétiens officiels fut injuste non biblique à l’égard des gnostics eu égard à la prédication de la montagne où Jésus prôna l’indulgence! Jésus recommonda donc des préceptes qu’il ne suivit lui – même pas > Violence au parvis du temple….. Alors qu’il prôna la non-violence.

    Donc, revoyez votre copie, parlez langage clair relatif au thème posé: Que veulent les gnostics? Pourquoi sont – ils encore aujourd’hui, à tort extrême, les très mal vus de toutes les Églises dites chrétiennes en mal d’arguments de taille Pourquoi l’Église a-t-elle fait brüler des innocents tel Jan Hus; Bruno en 1600 et Pierre Chervet de Genève? et des milliers et miliers de soi-disant sorcières/sorciers, femmes émancipées, femmes ou veuves riches simplement pour s’approprier de leur fortune?
    Vos lignes ne convainquent point > il ne s’agit point d’un  »élitisme spirituel » mais des réflexions qui doivent venir à l’esprit à la lecture attentionnée et posée des quatre Évangiles toutes tordues et orchestrées où celle de Jean est encore la plus pertinente: J. 4,22 > « Tout le bien vient des juifs » et 4,24: « Dieu = c’est l’esprit » et le dernier verset: J.21,25 que les Évangiles ne sont, de loin, pas terminées, tant s’en faut!

    Over. A vous, mais ne tournez pas autour du pot, mais rétorquez les 4 Evangiles à l’appui et non pas la Bible des juifs de l’AT ou des lettres écrites fortuites de Pierre Jacques ou Jean. (15.11.18)

  2. admin Réponse

    Bonjour Monsieur,

    Je trouve cela étrange de nous accuser d’obnubiler l’essentiel alors que ce post était un suivi sur des choses discutées à l’Église, des réflexions personnelles sur un sujet de notre choix, non pas une discussion à laquelle vous participiez. Néanmoins, nous accueillons votre commentaire et y répondons ci-dessous, point par point, selon la structure du vôtre.

    1. Jésus est considéré comme Dieu dès sa résurrection, et tout le Nouveau Testament est une présentation de la doctrine de la Trinité, même si elle n’utilise pas le terme. C’est Tertullien qui utilise ce terme en fin du 2è siècle, quand la plupart des textes centraux du canon étaient déjà rassemblés par les Pères. L’idée selon laquelle Constantin aurait forcé l’église à élever Jésus à une nouvelle position est anti-historique et popularisée par des romans anti-historiques comme The Da Vinci Code. La réalité, c’est que oui, les chrétiens qui avaient jusqu’à récemment été persécutés par l’empire ont été accueillis parce qu’ils étaient devenus si nombreux et la question de Nicée était de réfuter Arius et affirmer ce que la majorité écrasante des chrétiens croyaient. Si on devait s’en tenir à ce que l’empereur croyait, les chrétiens auraient pu changer d’avis autant de fois que d’empereur. C’est ce qu’à connu Athanase, qui fut exilé 5 fois à cause des empereurs qui favorisaient la position arienne. Mais l’Église est restée fidèle à l’enseignement biblique. Les chrétiens n’ont pas souffert presque 300 ans de persécutions sporadiques pour ensuite se plier au dictat d’un empereur favorable. Bien sûr, cette institutionnalisation a amené d’autres problèmes, mais pas de cet ordre là.
    2. C’est fantaisiste de dire que les gnostiques sont des “chrétiens originels”. Tout d’abord, les textes gnostiques nous viennent tous du 2ème siècle et des suivants, alors que les textes du Nouveau Testament sont les témoignages des apôtres et de leurs proches, tous attestés du 1er siècle, tous cités par les premières oeuvres chrétiennes des milliers de fois, alors que les “évangiles” des gnostiques ne le sont pas. Non seulement cela, mais ces textes font du plagiat des évangiles dans certains cas, ne sont pas des évangiles car ils ne racontent pas l’histoire de la vie, mort et résurrection de Jésus, ce que font les Evangiles originels, ils cherchent à remplir les trous de ce que les évangiles ne nous disent pas (enfance, moment de la résurrection), ce qui nous montre l’existence antécédente de ceux-ci, et finalement ont une théologie différente même les uns des autres, car le gnosticisme n’est pas une seule théologie claire. De plus, les textes gnostiques sont pratiquement tous en copte (pas la langue de la Palestine) ou autres langues (je n’en suis pas un expert), à l’exception de Thomas, dont nous avons des fragments en grec. Les textes du Nouveau Testament sont tous écrits en grec, avec l’idée de transmission dans tous les endroits où cette langue est parlée, étant la plus commune à l’époque. J’ajoute à cela que pour être “chrétien originel” il faut croire au Christ, c’est-à-dire le Messie des Écritures des Juifs. Les textes du Nouveau Testament montrent que Jésus et ses apôtres comprennent sa venue et son autorité sur la base de l’Ancien Testament, qui est cité au travers. Les textes gnostiques, si on peut les appeler comme ça, ne s’intéressent pas à la continuité Ancien-Nouveau et donc n’ont aucune légitimité s’ils se revendiquent chrétiens.
    3. C’est gros de nous traiter de faire de la lecture sélective alors que vous-même choisissez des versets hors contexte, sans prendre le message entier, en faisant de l’exégèse qu’aucun théologien sérieux n’accepterait. Comment lisez-vous que Jésus “inocule” un démon à Judas?
    La passion de Jésus est claire, Jésus dit: “Le Père m’aime, parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite. Personne ne me l’enlève, mais je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner et j’ai le pouvoir de la reprendre. Tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père.» Jean 10.17-18, alors même qu’il est conscient de la grande souffrance qu’il va traverser et il demande que la coupe lui soit enlevée, mais se soumet à la volonté de Dieu et donne sa vie librement.
    Marie est là à la fin de sa vie, à la croix. La raison pour laquelle Jésus dit ce qu’il dit en Luc 8, c’est que sa mère et ses frères et soeurs auraient dû savoir qui il était, surtout Marie, mais ils étaient dans l’incrédulité, ce qui a changé par la suite, avec la Résurrection où il leur est apparu et ses frères Jacques (1 Corinthiens 15.7) et Jude sont devenus leaders dans l’église primitive.
    4. Votre définition de diffamation est erronée. Jésus dit à Pierre d’arrêter de penser comme les hommes, c’est-à-dire, de croire que le Christ ne mourrait pas à la croix. Il lui dit dans quelques versets avant qu’il a reçu une révélation directe de Dieu car il confesse que Jésus est le Christ, mais ensuite il chercher à coller au Christ une étiquette fausse. Il est corrigé, pas diffamé. Le fait qu’il lui dise qu’il le renierait n’est pas une diffamation, mais une prophétie qui s’est avérée. Non seulement cela, mais tous ces textes, qui nous parlent des erreurs de Pierre, sont acceptés par l’église primitive comme étant la vérité, alors même qu’un de leurs leaders principaux, Pierre, y est décrit comme une personne imparfaite, parce qu’ils sont véridiques et qu’ils n’avaient pas honte d’admettre leurs fautes. Et les chrétiens n’ont jamais eu honte de Pierre, qui est comme nous tous, nous mettons les pieds dans le plat souvent, et sommes rendus plus sages par l’Esprit de Dieu, ce qui se passe à la Pentecôte, où Pierre se lève et prêche le salut en Christ sans honte et sans erreur.
    Je ne comprends pas du tout ce que vous entendez par le jeu double, ni quand vous parlez d’inciter le Père à déclencher la fin du monde. Aucun chrétien historique n’a tenu ces positions. C’est tout simplement une lecture singulière et équivoque du Nouveau Testament.
    Jésus qui contrevient aux plus grands commandements? Il faut présupposer que Jésus n’est pas Dieu le Fils pour dire que Jean 14.9 est faux et blasphème (et il faudrait aussi que vous croyiez que l’Ancien Testament a de l’importance). Pour ce qui est de “Eloi, eloi, lama sabachthani” il faudrait que vous lisiez le Psaume 22, qui prophétise la souffrance et victoire du Christ. C’est ce que Jésus est en train de citer, et il nous envoie le lire, comme un rabbin, en citant le premier verset.

    Conclusion: Voilà les réponses à vos 4 points, qui sont en réalité bien plus que 4. Nous ne passons pas les versets sous le tapis, mais en bons biblistes, nous considérons l’ensemble du texte, non pas quelques versets par-ci par-là que nous interprétons à notre manière afin d’en avoir une interprétation singulière. C’est moi qui vous retourne la question, de si vous avez effectivement lu les 4 évangiles? Vous parlez de Jésus comme un apôtre et missionnaire échoué alors que les versets cités ci-dessus montrent bien que Jésus savait qu’il est venu mourir. Et dans les synoptiques il en parle au moins trois fois avant d’aller à Jérusalem.

    Dire que les gnostiques croient au même Dieu que les chrétiens alors que certains de ceux-ci considèrent le Dieu de l’Ancien Testament comme un démiurge maléfique, c’est gros. Encore une fois, les gnostiques ne sont pas des chrétiens de “la première heure”, mais bien de décennies, même un siècle ou plus après la première heure. Non seulement ça mais certains gnostiques ont un Jésus moins qu’humain, non seulement moins que divin, à cause de la croyance grecque qu’ils ont approprié que le matériel est mauvais alors que le spirituel bon.

    Pour ce qui est de ”l’Église officielle”, je ne sais pas de qui vous parlez, mais très simplement la Bible a toujours inclus l’Ancien Testament pour les chrétiens. Les Juifs et les Musulmans croient autre chose que nous. Il n’y a pas de compromis, même si c’est vrai que nous partageons l’Ancien avec les Juifs. Les musulmans ont un Jésus différent de celui de la Bible. Les Juifs ne croient pas qu’il est le Messie. Nous prêchons l’évangile à tous sans faire de distinction.

    Si vous voulez discréditer les écrits aux Corinthiens, cette lettre est écrite avant certains des évangiles! Pourquoi donc ceux-ci ne font-ils pas de la polémique anti-paulinienne? Parce que Paul prêche le même évangile que Jésus et les autres apôtres (Galates 2).

    Arrivez-vous à voir à quel point vous-même êtes éparpillé? Vous nous écrivez un commentaire extrêmement long, avec des références sans queue ni tête, en sautant d’un sujet à l’autre. Tout à coup, vous parlez de la violence/non-violence, ensuite de l’Église catholique, que nous ne sommes pas. Tout d’abord: si les textes étaient si contradictoires, ils ne seraient pas utilisés comme base fondatrice pour l’Église. Quand on lit les textes où Jésus parle de tendre l’autre joue, en comprenant le contexte, il parle de réaction intelligente à l’injustice. Quand il est dans les parvis du temple, il est en train de prendre le rôle de celui qui est chez lui, dans la maison du Père, en train de chasser des voleurs. Il ne dénonce jamais les actes de l’Ancien Testament, il repose sur eux. Il nous demande d’être sage dans nos réactions, pas de répondre à l’injustice avec vengeance et violence; et en même temps, il nous dit d’avoir du zèle pour Dieu et d’empêcher à ceux qui se disent croyants d’abuser de ce titre. C’est pour cela qu’il y a eu une Réforme protestante. C’est pour cela que Jean Hus est mort, et il n’était pas gnostique, mais pré-Réformateur. Nous jugeons en fonction du standard de la Bible. Les soi-disant chrétiens qui ont commis des injustices dans l’histoire ont péché. C’est simple.

    Pourquoi les gnostiques sont mal vus? Parce qu’ils prêchent un autre évangile que celui de Jésus. Ca aussi, c’est simple. Que veulent-ils ? C’est à vous de nous le dire, et également, de nous dire ce que vous croyez.

    Remarquez que j’ai répondu point par point à votre commentaire, alors que vous ne faites que mentionner UNE chose que j’ai dite dans le texte, ce qui me fait craindre que vous n’avez pas vraiment envie d’écouter ce que nous avons à dire. L’élitisme spirituel, c’est croire qu’il y a des vérités qui sont révélées à seulement certaines personnes, qui peuvent s’élever au-dessus des autres. C’est la façon d’opérer les religions à mystère qui foisonnaient dans l’empire à l’époque, et qui semblent encore ravir. Je ne comprend pas de quoi vous parlez quand vous dites que les 4 évangiles doivent être lus et compris et ensuite dites qu’ils ont été tordus et “orchestrés”. Etudiez la transmission textuelle du Nouveau Testament et vous verrez la continuité du message maintenu, dès les premières copies jusqu’à l’invention de l’imprimerie. Nous n’avons pas le problème d’autres religions qui ont brûlé les textes dissidents. Les pères de l’église ont interagi avec les textes gnostiques et ont vu qu’ils s’agissait de falsifications tardives.

    Vos derniers versets, encore une fois, des lectures singulières: “le salut vient des Juifs”, non pas “tout le bien vient des Juifs”. Vous utilisez quelle traduction au juste? Jésus veut dire par ceci que le Messie viendrait des Juifs, et c’est lui. Jean n’est pas en train de donner licence à tous ceux qui voudraient écrire leur propre petit évangile à la fin du sien, mais il dit que Jésus a fait plein de choses et continue de les faire aujourd’hui à travers l’Esprit.

  3. admin Réponse

    J’espère que vous voyez que je n’ai pas tourné autour du pot. Par contre, ce n’est pas à vous de déterminer le fonctionnement du débat. Tout le Nouveau Testament cite l’Ancien Testament au travers, comme je l’ai dit avant. Jésus fonde son enseignement et tous ses actes sur les textes prophétiques de l’Ancien Testament: “Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.” Matthieu 5.17. Les lettres de Jacques, Pierre et Jean sont tout à fait valables et acceptées dans le canon.

    La Bible entière parle de l’histoire de Jésus, venu pour sauver l’humanité du péché à travers son incarnation, sa mort et sa résurrection.

    Marc parle de Jésus, Fils de Dieu et Jean-Baptiste annonce la venue du Seigneur, c’est-à-dire Yahvé, dans Marc 1.1-3. L’ensemble des évangiles présentent l’identité de Jésus, mais je vous fait Marc:
    Jésus se fait baptiser et Dieu déclare “tu es mon Fils bien-aimé, tu as toute mon approbation.” 1.11 (fils de Dieu en tant que roi messianique du Ps. 2, mais plus encore)
    Ch.2: il guérit les malades et ensuite pardonne les péchés, prérogative divine.
    Ch.3: Il se dit “Seigneur du Sabbat” et dit que ceux qui le suivent font la volonté de Dieu.
    Ch.4: Il parle à la tempête et elle se calme, prouvant qu’il est Dieu.
    Ch.5: Il chasse les démons, dit à une femme que “sa foi (en Lui) l’a sauvée”, et ramène une petite fille d’entre les morts, comme si elle ne faisait que dormir.
    Ch.6: Jésus nourrit 5000 hommes plus femmes et enfants, prouvant qu’il est celui dont vient la manne dans le désert. Il marche ensuite sur l’eau, prouvant encore qu’il est Seigneur des éléments.
    Ch.7: Il annonce l’abrogation des règles rituelles afin d’ouvrir la porte au royaume de Dieu aux autres nations, en disant à une femme syro-phénicienne qu’elle à droit à venir à la même table que les Juifs (à travers une parabole), prérogative divine de dire à qui le salut est ouvert et donné.
    Ch.8: Il nourrit 4000 hommes plus femmes et enfants dans une région mixte prouvant qu’il est le salut des nations. Puis Pierre le confesse comme Christ et il commence à parler de sa mort et résurrection.
    Ch.9: Il est transfiguré devant les disciples et Dieu dit: “Celui-ci est mon Fils bien-aimé: écoutez-le!” (Marc 9.6) Moïse et Elie, représentants de l’ancienne alliance sont présents, pointant vers le fait qu’il est l’accomplissement des Écritures.
    Ch.10: Il appelle les gens qui le suivent à une norme plus élevée que celle de Moïse, parlant de la dureté du coeur des hommes. Dans Jean 3, il nous dit que pour entrer dans le royaume de Dieu, il faut être né de nouveau, par l’Esprit de Dieu, ce qui nous parle des prophéties de Jérémie et Ézéchiel, sur le fait que Dieu écrirait sa loi sur nos coeurs, nous donnerait un coeur nouveau, nous remplirait des eaux de son Esprit.
    Ch.11: Il vient à Jérusalem en tant que roi selon les prophéties (sur un âne). En même temps, le Temple, c’est chez lui, il revendique une autorité supérieure aux prêtres.
    Ch.12: L’histoire du figuier, les psaumes chantés et son incursion au temple au ch.11 sont expliquées avec la parabole des vignerons. Il se dit la “pierre angulaire” du peuple de Dieu, de l’édifice de Dieu. Il cite également le Psaume 110, où il s’identifie comme descendant de David mais également son Seigneur. Jésus est 100% homme mais également 100% Dieu.
    Ch.13: Le titre préféré de Jésus pour soi-même est “le Fils de l’homme”, faisant référence à sa divinité et préexistence, vues dans Daniel 7, ou ce “fils de l’homme”, figure divine paraît devant le trône de l’Ancien des jours pour recevoir de lui toute autorité.
    Ch.14: Il est le sacrifice pour une nouvelle alliance scellée par son sang. Il est l’agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde. Il est parfait, sans péché. Devant le Sanhédrin, il dit “Je suis”, le nom de Dieu. Il y a toute une série de “je suis” dans les évangiles, où chaque fois qu’il le dit, c’est écrit “ego eimi”; les évangiles mettent en avant le “je”, qui n’est pas nécessaire dans le grec pour son sens premier. Il est le grand “Je suis”.
    Ch.15: Il est crucifié en substitution pour nous, comme Barabbas le criminel qui aurait dû mourir, et sur la croix il cite le Psaume 22 pour pointer vers le sens de son sacrifice.
    Ch.16: Il est ressuscité, vainquant la mort et la puissance du péché pour nous donner une nouvelle vie.

    Je pense qu’il y a assez de matière là, mais je peux ajouter des versets de Jean.

    Jean 1 commence en disant que Jésus est la Parole préexistante de toute éternité avec Dieu. Mais ce n’est qu’au concile de Nicée que sa divinité est déclarée? Alors que les chrétiens ont toujours utilisé les évangiles avant cela?
    Dans Jean 8.58, Jésus dit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham soit né, je suis.» Le “Je suis” des évangiles, présent au travers, c’est “YHWH”, le nom de Dieu de l’Ancien Testament. Jésus est appelé “kurios” au travers du Nouveau Testament, le mot utilisé dans l’Ancien Testament traduit en Grec pour remplacer YHWH.
    Dans Jean 20.28: “Thomas lui répondit: «Mon Seigneur et mon Dieu!” Et Jésus ne lui reproche pas de l’avoir appelé Dieu.

    Bon, j’arrête là, je pourrais continuer, mais j’ai déjà trop écrit. Jésus est le salut pour vous et tous les hommes, mais il faut que vous reconnaissiez qu’il est Dieu, incarné, mort et ressuscité pour vos péchés, selon le modèle de propitiation de l’Ancien Testament. Vous ne pouvez pas décrocher l’oeuvre de Jésus de tout ce qui vient avant et qui l’annonce. Un chrétien doit croire qu’il est le “Christ”, annoncé par les prophètes!

    Je vous souhaite de le rencontrer et de connaître sa paix.

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